Quelles sont les conséquences de la consommation excessive d’alcool ?


Quelles sont les conséquences de la consommation excessive d’alcool ?

Selon les recommandations, la consommation d’alcool ne devrait pas dépasser 2 verres par jour, et pas tous les jours, soit environ 10 verres par semaine. Mais dès 1 verre par jour, les risques pour votre santé sont déjà bien présents. Au sein de la population française, la consommation d’alcool dépasse souvent ces recommandations. Les occasions peuvent être nombreuses : apéritifs entre amis, en rentrant du travail, repas de famille ou occasions spéciales… Avec une petite consommation régulière, quasiment quotidienne, la consommation finale peut se révéler conséquente.

Pour beaucoup, sa consommation régulière sans ivresse ne peut pas être associée à certains problèmes de santé ni à une dépendance. Pourtant, les effets néfastes sont bel et bien présents et la dépendance peut s’installer. La consommation d’alcool devient alors une habitude, un réflexe au quotidien.
De même, la consommation excessive de façon ponctuelle peut sembler anodine, mais les risques encourus sont importants et le risque de dépendance est aussi bien présent, notamment chez les jeunes.

Voyons donc ensemble quels peuvent être les conséquences d’une consommation excessive d’alcool.


A noter que par 1 verre d’alcool, on entend 1 unité d’alcool. Ainsi, une canette de bière de 50 cl représenterait plutôt 2 à 4 unités d’alcool selon le degrés d’alcool.

Vous augmentez le risque de cancer

Le risque existe dès 1 verre d’alcool par jour. Le risque est identique peu importe l’alcool en question : vin, bière, alcools forts… En effet, c’est la molécule d’alcool en elle-même que contient chaque boisson qui est cancérigène.
Les principaux cancers en question sont ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du côlon, du rectum, du sein… Le risque de cancer de la bouche et de la gorge est multiplié si la consommation d’alcool est associée à celle du tabac.

Si la population française revoyait sa consommation de tabac et d’alcool, ce serait 40 % des cancers qui pourraient être évités.

Vous augmentez le risque de surpoids ou d’obésité

L’alcool est une substance qui fournit de l’énergie à l’organisme, de l’ordre de 7 kilocalories par gramme consommé (sachant que les besoins moyens sont de 2200 kilocalories pour les femmes et 2500 kilocalories pour les hommes). Lorsque votre consommation d’énergie est supérieure à vos dépenses énergétiques, vous prenez du poids.
Ainsi, consommé en excès, l’alcool augmente le risque de surplus énergétique et de développer un surpoids ou une obésité particulièrement localisée au niveau de la sangle abdominale.

Le surpoids et l’obésité, surtout lorsqu’elle est abdominale, peuvent favoriser de nombreuses pathologies dont le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, les dyslipidémies… Soit des pathologies qui sont déjà favorisées par la consommation excessive d’alcool en elle-même.

Vous augmentez le risque de diabète de type 2

La consommation excessive d’alcool perturbe l’équilibre du taux de glucose dans le sang et peut causer une inflammation du pancréas réduisant la capacité de celui-ci à produire de l’insuline, l’hormone qui permet au glucose de rentrer dans les cellules. Sur le long terme, cela participe au développement d’un diabète de type 2, celui-ci pouvant aussi être la conséquence d’un surpoids ou d’une obésité favorisés par la consommation d’alcool.

Vous augmentez le risque de dyslipidémie

Une consommation excessive d’alcool participe fortement à l’élévation du taux de triglycérides (de la famille des lipides) dans le sang. A terme, il peut en résulter une pancréatite, autrement dit, une inflammation du pancréas. Lorsque cette dyslipidémie est combinée avec un syndrome métabolique, le risque cardio-vasculaire peut aussi être important.

Vous augmentez le risque de maladies cardio-vasculaires

La consommation d’alcool augmente fortement le risque d’hypertension et de troubles du rythme cardiaque. De plus, un diabète ou une dyslipidémie qui seraient dus à l’alcool peuvent avoir aussi des conséquences sur la santé cardio-vasculaire (hypertension, athérosclérose…). A noter que l’hypertension artérielle augmente le risque d’AVC, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance rénale…

La consommation occasionnelle mais en quantité très importante, comme lors de fêtes ou d’occasions spéciales, peut aller jusqu’à entraîner des troubles du rythme cardiaque et occasionner une mort subite. Attention au mélange d’alcools forts et de boissons énergisantes (de type Redbull) qui est un mélange à haut risque !

Vous augmentez le risque de maladies du foie

L’alcool est la première cause de cirrhose du foie. La cirrhose est une maladie chronique et irréversible. Autrement dit, il n’y a pas de retour en arrière lorsqu’on en est atteint. Les cellules du foie sont progressivement détruites pour laisser place à un tissu fibreux. Le foie devient dur et bosselé, et il ne peut plus assurer ses fonctions. Il y a un risque important que la cirrhose évolue en cancer du foie.

Le seul traitement envisageable, en dernier recours, est la transplantation du foie. Dans les cas les moins graves, une prise en charge accompagnée d’un arrêt de la consommation d’alcool et d’une modification de l’hygiène de vie globale augmente les chances de survie, bien que l’espérance de vie soit diminuée.

Vous augmentez le risque de troubles cognitifs

La consommation d’alcool augmente le risque de troubles cognitifs tels que la perte de mémoire, les difficultés de concentration, les difficultés de prise de décision…
A terme, il peut en résulter une démence alcoolique dont le syndrome de Korsakoff qui se caractérise par des pertes de mémoire, une tendance à la fabulation, des troubles de l’humeur et une désorientation spatio-temporelle.

Vous augmentez le risque de détérioration de votre santé mentale

L’alcool est souvent associé à des troubles psychiques tels que l’anxiété ou la dépression. La consommation d’alcool peut déclencher ces troubles, ou alors ce sont ces troubles déjà présents qui peuvent conduire à une consommation d’alcool dans le but de lutter. Quoi qu’il en soit, c’est un véritable cercle vicieux.
Bien que l’alcool puisse, dans certains cas, provoquer un sentiment de bien-être, il ne fait qu’aggraver la dépression sur le long terme.

Vous diminuez les performances de votre système immunitaire

La consommation régulière d’alcool augmente le risque de carences nutritionnelles diverses et perturbe le fonctionnement de l’organisme, cela ayant des conséquences néfastes sur le système immunitaire. Ainsi, le risque de contracter des maladies ainsi que les délais de guérison augmentent considérablement.

Vous augmentez le risque de troubles du sommeil

Bien que l’alcool aide à s’endormir, il engendre un sommeil de piètre qualité et non réparateur. Ainsi, il peut être la cause d’une fatigue chronique dont les conséquences sont nombreuses : anxiété et stress, changement de comportement alimentaire, sédentarité, prise de poids facilitée, troubles métaboliques…

Vous augmentez le risque de troubles digestifs

L’alcool agit sur la motricité, les sécrétions ainsi que l’absorption au niveau du système digestif. De plus, il exerce une action négative sur le microbiote intestinale. Ainsi, les troubles digestifs telles que les remontées acides, les brûlures d’estomac, les diarrhées, les ballonnements ou les douleurs intestinales sont assez fréquents chez les consommateurs d’alcool.

Idée reçue : un verre de vin rouge par jour est-il bon pour la santé ?

En effet, le vin rouge est composé de substances appelées tanins qui peuvent avoir un effet bénéfique sur le plan cardio-vasculaire. Cependant, les possibles effets positifs de cette substance sont très vite annulés par les conséquences négatives de l’alcool qui augmente considérablement le risque de cancers et autres maladies.
Ainsi, il n’est pas souhaitable pour un non-buveur d’instaurer une consommation d’alcool quotidienne, même lorsqu’il s’agit d’un seul verre, les effets néfastes sur la santé étant bien présents.

Si vous pensez être concerné par une dépendance ou si vous souhaitez être aidé pour diminuer votre consommation d’alcool, n’hésitez pas à consulter les professionnels de santé concernés (médecins, addictologues, psychologues…). Si cette démarche est compliquée pour vous, vous pouvez aussi vous diriger vers Alcool Info Service qui propose une messagerie ou un numéro de téléphone gratuit et anonyme de 8h à 2h.

Alcool Info Service : 0 980 980 930 (anonyme et non surtaxé)

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